Reste

Le corps abrite le geste

et l’aurore la grâce

La nuit quitte mes rêves

quand le jour la crève

Puis le temps passe

sur le désir qui reste

Le sommeil du lys

Derrière les rideaux

l’ennui des pièces vides

Dans le vieux manoir

les poutres craquent

en échos débordant d’ivresse

Sur les murs, que des rides

de brique et de papier

Plus un meuble où s’asseoir

pour y bercer le soir

Seul un lit se repose

Sur lui, doucement s’immisce

le souvenir des roses

et le spectre du Lys