Cet espoir

L’été retient tout

du printemps qui se gonfle

L’entasse dans son vent

ses nuages et ses nuits

L’été sait savourer

sa gloire et ses fleurs

Leur donne à boire

à vivre et à rêver

L’été retient tout

du printemps qui se meurt

De mes passions

déjà longtemps passées

ne reste plus rien

sinon l’espoir dont je me souviens

Elle est de retour

Elle est de retour
la saison du désir
la raison des amours

Déjà le soleil
échauffe les esprits
attise l’œil et l’abeille

Couperons les roses
en seront coupable
et de pires belles choses

Humecterons nos lèvres de sang
dans un élan passionné
il aura mué le lièvre blanc