Neige de soi(e)

La neige de soi(e) laisse

paraître ses dessous de glace

comme de la dentelle, oui

complexe dessin de lumière

frôlant parfois la chaire épargnée

de l’enfance

qu’emporte vers là-bas

vers l’ailleurs dans la nuit

les eaux passagères

de mon ruisseau rouge

Gelé

Il en a coulé de l’eau

sous les pompons de l’enfance

Les larmes ont givré les rêves

L’hiver les a concassés

ajoutés à son obscure dessein

Les échos crispés d’espoirs lointains

gelés à jamais d’une oreille à l’autre

Halètements saccadés d’un souffle ébahit

Coeur figé dans son étonnement