mon sourire

lacéré maintes fois

par les glaives glacés

d’horribles dérobades

mon sourire

s’est remis à danser

au chant de l’aube

quand un œil a pointé

sur l’horizon de ta poitrine

mon sourire

tes hanches, ton ventre

et tes flancs braqués

sur moi, moi

de genoux et d’avant-bras

aux épaules et aux chevilles

ta nuque et quelques doigts

Reste

Le corps abrite le geste

et l’aurore la grâce

La nuit quitte mes rêves

quand le jour la crève

Puis le temps passe

sur le désir qui reste