Cet espoir

L’été retient tout

du printemps qui se gonfle

L’entasse dans son vent

ses nuages et ses nuits

L’été sait savourer

sa gloire et ses fleurs

Leur donne à boire

à vivre et à rêver

L’été retient tout

du printemps qui se meurt

De mes passions

déjà longtemps passées

ne reste plus rien

sinon l’espoir dont je me souviens

Elle est de retour

Elle est de retour
la saison du désir
la raison des amours

Déjà le soleil
échauffe les esprits
attise l’œil et l’abeille

Couperons les roses
en seront coupable
et de pires belles choses

Humecterons nos lèvres de sang
dans un élan passionné
il aura mué le lièvre blanc

Pour y renaître

À l’orée de ton coeur
mon regard repère
le sentier sinueux
d’où les fée ricanent

Happé par les tons
débordant de vert
ma pudeur se mêle
à ta chaleur ambiante

Dans le sous-bois de toi
mes doigts vont baignants
pour y renaître émoi
dans la sève et le sang

Nous les vases communicants

Deux longues carafes de cristal

débordantes de lumière liquide

Nous de gros diamants juteux

pour les enfants encore chauds

Quand nous frapperons le granit rose

nos rires éclatés jailliront comme matin

pour vous crever la peur

Génu(ré)flexion

Les larmes sur les cendres

entonnent leur plainte brève

Les pleurs : des prières

Les prières : des pleurs

Sur quelques genoux écartés

valsent nos tares éperdument

Les regards : des erreurs

Les erreurs : des regards

MON CIEL

Parfois

les lierres sont lasses

sur les parois de mon désir

Toujours

tristes et en liesse

elles s’entrelassent dans

les caresses ascendantes qui

tapissent mon ciel accueillant

mon sourire

lacéré maintes fois

par les glaives glacés

d’horribles dérobades

mon sourire

s’est remis à danser

au chant de l’aube

quand un œil a pointé

sur l’horizon de ta poitrine

mon sourire

tes hanches, ton ventre

et tes flancs braqués

sur moi, moi

de genoux et d’avant-bras

aux épaules et aux chevilles

ta nuque et quelques doigts

Guignols

Quand nous découvrons ton corps

en nous servant du mien

pour le bien de tous

les paroles fébriles

des écoles futiles

s’envolent

Mes mains folles

se fon font

les guignols

de tes maints baisers

Bleu

Mes deux morceaux

de ciel

que je tourne et retourne

D’un bleu casse-tête

vous êtes mon jeu, ma quête